Adoption d'un budget pour l'année 2026

L’examen du budget pour 2026 à l’Assemblée nationale a été marqué par de fortes tensions et, dans un premier temps, par l’absence de consensus. Les désaccords persistants entre les groupes parlementaires, notamment les blocages de La France insoumise et du Rassemblement national, ainsi que le manque de compromis de la part de des Républicains, ont empêché l’adoption du texte dans des conditions classiques.

Dans ce contexte, le recours aux outils constitutionnels a été envisagé par le Gouvernement. Si l’usage de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution suscite toujours des débats, il demeure un levier permettant de dépasser les situations d’impasse parlementaire. À l’inverse, l’hypothèse d’un recours aux ordonnances aurait constitué une rupture majeure dans l’équilibre institutionnel, en contournant le rôle du Parlement dans l’élaboration du budget.

Cette séquence a ainsi illustré les difficultés à construire des compromis dans une Assemblée nationale fragmentée, où aucune majorité claire ne se dégage.

Les avancées obtenues

Dans ce contexte politique contraint, nous avons fait le choix de peser concrètement sur le contenu du budget en privilégiant la négociation et le travail parlementaire. Cette stratégie nous a permis d’obtenir plusieurs avancées significatives en matière de justice sociale et de transition écologique.

Parmi les mesures obtenues figurent notamment la généralisation du repas à un euro pour les étudiants, la revalorisation de la prime d’activité et des aides personnalisées au logement, ainsi que le dégel du barème de l’impôt.

Des moyens supplémentaires ont également été actés en faveur de secteurs essentiels tels que l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche, la sécurité, le logement et la transition écologique.

Dans une Assemblée nationale où les forces de droite et d’extrême droite sont majoritaires, et où le bloc formé par les groupes macronistes, Horizons et Les Républicains constitue le pôle le plus important, ces avancées témoignent de notre capacité à obtenir des résultats concrets. Loin des postures, cette approche s’inscrit dans une volonté de faire progresser, pas à pas, un budget plus juste et plus utile aux Français.